Tom Herck, mixed media,  2017-2025

Holy Cow’, exposée en 2017 dans une église désaffectée à Kuttekoven, causa grande commotion. La vache crucifiée destinée à la consommation humaine se trouvait au milieu d’un grand bassin dans lequel elle était en train de traire. Cette œuvre à caractère socialement critique dénonçait le gaspillage alimentaire, présenté de manière poignante dans une église. Cette œuvre inspirante était provocante et, pour les personnes profondément religieuses, un pur blasphème. Les esprits se sont échauffés et la vache crucifiée a été victime d’actes de vandalisme nocturnes.

En 2025, Tom Herck a retravaillé son installation pour en faire ‘Do not cross’. Le serviteur crucifié, source de viande et de lait, repose désormais sur une terre brûlée, symbole de destruction et de profanation. La bordure rouge et noire qui l’entoure fait référence à une scène de crime. L’œuvre marque la frontière entre transgression morale et écologique. Quatre marques, comme dans une enquête médico-légale, témoignent de l’ancien vandalisme. Cette œuvre controversée confronte le spectateur à sa conscience morale et l’invite à réfléchir à la nature et à l’éthique. Le Christ a été crucifié en sacrifice ; cette vache fait notamment allusion au conflit actuel entre les agriculteurs et les politiciens européens au sujet du CO2. L’art appelle au dialogue.

 

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